DÉFINITION
La relaxation peut se définir comme un technique thérapeutique s’exerçant à partir de l’abaissement et de la maîtrise du tonus musculaire. Elle permet une mise en repos de l’activité psychique, un « lâcher prise ».
DÉROULEMENT DE LA SÉANCE
C’est dans cette optique que le groupe de relaxation est instauré au C.A.T.T.P.
Il comporte :
■ Un temps d’accueil et d’installation, pendant lequel les principes du groupe sont rappelés lorsqu’il y a de nouveaux participants.
■ Un temps de préparation à la détente, composé d’exercices d’étirements doux, et d’approfondissement de la respiration.
■ Un temps de relaxation.
■ Un temps de reprise qui permet l’expression, l’intégration et la symbolisation du ressenti psycho physiologique.
■ Un temps de séparation du groupe.
TECHNIQUES UTILISÉES
Diverses méthodes sont mises en oeuvre, adaptées aux groupes et aux personnes qui le composent.
Il pourra donc s’agir de :
■ Techniques d’inductions verbales, inspirées du Training autogène de Schultz et de la Sophrologie de Caycedo.
■ Méthodes dynamiques faisant appel aux mouvements volontaires, telle la relaxation progressive de Jacobson.
■ Méthodes basées sur le toucher thérapeutique et les mobilisations passives, telle que la méthode Soubiran.
OBJECTIFS THÉRAPEUTIQUES
La relaxation invite la personne à se concentrer sur elle-même, à être attentive aux différentes sensations corporelles (proprioceptives, intéroceptives et sensorielles) et l’amène, au fur et à mesure des séances, à trouver ou à retrouver une conscience globale et unifiée de son corps, à harmoniser son état tonique par un travail de localisation, de dénomination et de relâchement des tensions corporelles.
L’accompagnement par les psychomotriciennes, tant d’un point de vue vocal que tactile, va permettre en outre d’aider les personnes à y être attentives, à les ressentir (notion de « Handling » et de « Holding »).
Le temps de verbalisation qui suit la relaxation est donc crucial car il permet l’expression, l’intégration et la symbolisation du ressenti psycho-physiologique.
En relaxation, le patient est ainsi accompagné dans une dynamique d’étayage du schéma corporel basé sur ses sensations corporelles, un peu à la manière du jeune enfant.
L’abaissement tonique qui résulte de ce travail corporel va induire une diminution du seuil de vigilance et conduire le sujet à une détente psychique, cet ensemble constitue ce qu’on appelle le « lâcher-prise ».
D’autres grandes notions entrent également en jeu dans la relaxation. Nous pouvons évoquer la respiration qui est une activité instinctive, sous le contrôle des systèmes nerveux sympathique et parasympathique, mais aussi très influencée par l’activité émotionnelle, d’où parfois, des modifications de son rythme très difficiles à gérer.
Les exercices d’approfondissement et d’ajustement de la respiration vont favoriser le relâchement musculaire et intensifier la concentration et la détente.
La respiration permet en outre d’établir et de conserver un lien perpétuel entre le monde « intérieur » du sujet et le monde extérieur. Le patient ressent non seulement l’intériorité de son corps et des efforts de sa musculature, impliquée dans l’acte respiratoire, mais aussi à percevoir la sensation de plein, de vide, et d’approfondir le travail sur le schéma corporel.
De plus, la qualité de notre respiration va conditionner notre qualité de vie et notre capacité à gérer nos émotions. La relaxation va en quelque sorte rendre possible « sa rééducation » et permettre ainsi au sujet d’arriver à un mieux-être, tant pendant la séance que dans sa vie quotidienne.
Ceci explique pourquoi il est nécessaire que les patients viennent régulièrement au groupe. L’accession à la détente résulte d’un apprentissage et d’un investissement personnel.
